Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Ya habibo par El Guelil du Quotidien d'Oran

Publié par The Algerian Speaker sur 28 Décembre 2012, 09:11am

Catégories : #Paroles citoyenn - Images et nouvelles de chez nous

La première bronchite, quand il l'a eue, paniquée, sa maman ne savait que faire. Heureusement que la grande mémé est là, avec toute son expérience. «Pas de panique, ki oualou. Vous, bnette el-youm, un rien vous alarme. Laisse-moi faire». Experte, la vieille dame, qui en a vu d'autres, le soigne.

Ni comprimés ni libari, le bébé est sur pied. «Tu as vu comme c'est efficace, notre ‘doua arabe'» ? Son otite, «doua arabe». Sa diarrhée, «doua arabe». Le bébé pousse; les premiers pas, les premiers bobos. C'est pas grave, la mémé est là, et le «doua arabe» aussi. Tout rentre dans l'ordre. Il ne dort pas, il n'arrête pas de pleurer, le mioche. Ni sirou ni autre drogue médicale. «Doua arabe» et il est réglé comme une horloge. Première année scolaire, première conjonctivite. Ni pomada ni collyre. «Doua arabe». C'est que même la maman, par la force des choses devient experte en «doua arabe». L'expérience chez nous autres, ça se transmet rapidement, plus vite que l'épidémie. Avant d'aller passer son examen de sixième, sa maman lui fait avaler une petite mixture de «doua arabe» qui, paraît-il, va l'aider à passer ce cap sans grande difficulté. Lui-même le croit profondément, au point où des années après, il se prépare le même remontant «doua arabe», avant son BEF. Ça marche. Sa crise d'adolescence, elle aussi a été traitée par «doua arabe». Kla el-bounia, jusqu'à dire «fixe». C'est ce qui lui a permis d'arriver au bac, de préparer sa mixture de «doua arabe», et le rater de justesse. C'est pas méchant. Il s'est trouvé un boulot. Il n'a jamais connu le cabinet du médecin. «Doua arabe», c'est bon pour tous les maux. Et il en connaît des recettes. Aucun congé de maladie, grâce au «doua arabe». Jusqu'au jour où une extinction de voix l'oblige à consulter le médecin du travail. Alors ammi Mohamed, dit le médecin, on n'a pas pu se soigner au «doua arabe» ?

Ne pouvant parler, en guise de réponse il lui écrit sur un bout de feuille «je crois docteur, que le doua il est passé, mais l'arabe m'est resté à travers la gorge».

Ce billet est réédité en hommage à un collègue qu'on a perdu en cours de route, il l'affectionnait spécialement car le comportement des pays arabes vis-à-vis de la Palestine lui est toujours resté en travers de la gorge. Le temps lui a donné raison et les printemps arabes encore plus.


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